Président 2018 - Mokhtar Trifi

Mokhtar Trifi, né en 1950 à Hajeb El Ayoun près de Kairouan, est un avocat tunisien.

Effectuant des études de droit sur le campus de Tunis, il participe à de nombreux réunions étudiantes, au point d'être arrêté en novembre 1973. Après avoir effectué son service militaire, il ne peut reprendre ses études, ayant été renvoyé de toutes les universités tunisiennes, du fait de son engagement auprès de l'Union générale des étudiants de Tunisie.

La carrière professionnelle de Mokhtar Trifi commence dans le domaine du journalisme. En 1976, il est pigiste au quotidien Assabah, dont il est renvoyé en 1982 au motif de son activité militante. Il est ensuite rédacteur au quotidien Le Maghreb et à l'hebdomadaire Al Mawkif mais « les difficultés de la publication l'incitent à s'éloigner du journalisme ».

Mokhtar Trifi obtient son CAPA et devient avocat. Il est ainsi amené à défendre des syndicalistes ou des opposants, de gauche ou islamistes, au pouvoir.

Lors du 5e congrès de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), en octobre 2000, Mokhtar Trifi en est élu président, après vingt ans d'investissement dans cette association.

En tant que président de la LTDH, il est « conduit à dénoncer systématiquement les procès et les violations des droits de l'homme ».

Après 11 ans de présidence, en 2011, c’est-à-dire quelques mois après le renversement du régime de Ben Ali, Trifi ne se représentant pas, c’est Abdessattar Ben Moussa qui est élu président. Il est quant à lui élu président d'honneur de la LTDH.

Après la démission du gouvernement Ali Larayedh, Mokhtar Trifi est l'un des candidats, avec Chawki Tabib, proposé par le Front populaire pour le poste de chef du gouvernement.

Le 22 janvier 2014, il devient président du bureau de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme en Tunisie.

Le 26 novembre 2016, il est élu vice-président de l'Organisation mondiale contre la torture aux côtés de Dick Marty, également vice-président, et Hina Jilani, nouvelle présidente.

Rappelons que, en 2015, les organisations membres du « Quartet tunisien pour le dialogue national », dont la Ligue tunisienne  des Droits de l’Homme », ont reçu le Prix Nobel de la Paix.