La " Magnissima Charta", la grande solution

Durant le premier conflit mondial, Henri La Fontaine auréolé de son Prix Nobel 1913, suitte la Belgique pour l’Angleterre d’abord, pour les Etats-Unis ensuite.

Outre de nombreuses conférences et rencontres, La Fontaine profite de son exil américvain pour terminer l’écriture de son oeuvre majeure, la Magnissima Charta.

Son objectif est de proposer une vision complète pour, aussitôt le conflit achevé, repenser l’organisation du monde afin que des terribles conflits comme celui de 14-18 ne soit plus possible.

Cet ouvrage sera publié à Boston en langue anglaise en 1916.

Bien évidemment La Fontaine souhaite aussi le publier en langue française. La guerre ne permettra pas de mener à bien cette opération.

Aussitôt le conflit terminé, La Fontaine rervient en Belgique où il reprend son poste de Sénateur. A ce titre il sera membre de la délégation belge qui participera à la Conférence de Paris (= conférence de la paix où les vainqueurs réorganiseront le monde). Il sera aussi représentant de la Belgique aux premières Assemblées générales de la Société des nations. Ces occupations feront que La Fonatine ne se souciera plus guère de faire publier sa Magnissima Charta.

Ce texte fondamental est donc jusqu’à aujourd’hui resté inédit en langue française.

Pourtant il est plus qu’un document historique, mais l’aboutissement d’une réflexion profonde, riche, nuancée, variée sur la gestion des affaires internationales et la construction du multilatéralisme contemporain.

Il était donc -enfin!- indispensable d’éditer cet ouvarge en le restant dans son contexte historique. Un travail méticuleux d’édition réalisé par Jean-Michel Gieu, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne.

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