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Le multilatéralisme après 14-18

Dans le cadre du colloque "D'Henri La Fontaine à Donald Trump, la fin de l'utopie multilatérale ? "

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Introduction des séminaires par Daniel SOTIAUX, président de la Fondation Henri La Fontaine

Modérateur : Pierre GALAND, sénateur honoraire, président de l’Association pour les Nations Unies, vice-président de la Fondation Henri La Fontaine

 

La période Pré-SDN et la construction du multilatéralisme » :

Dans une perspective historique, cette première séance montrera que l’utopie de Henri La Fontaine s’inscrit à la suite d’efforts qui, de tous temps, ont recherché le bien. La magnissima charta de H. La Fontaine illustre cette idée.
 

  • Juliette LAFOSSE, « Le multilatéralisme à l'épreuve de la Grande Guerre : 14-18 et droit international »

Diplômée en philosophie, sciences politiques et études européennes, Juliette Lafosse est Docteure en Philosophie de l'Université Libre de Bruxelles. En 2018, elle présentait sa thèse de doctorat intitulée: « Faire droit à la Guerre. Une lecture juridique de la Première Guerre mondiale ». Parallèlement à ses activités de recherches en tant que membre du Centre de théorie politique (CTP) et du Centre de recherche en philosophie (Phi) de l'ULB, elle enseigne la philosophie et les sciences politiques à l'Université Saint-Louis, l'Université Libre de Bruxelles et la Haute Ecole Ephec.

 Résumé : En résumé, il s'agira, contre les lectures classiques de l'histoire du droit international, de présenter la Première Guerre mondiale en ce qu'elle n'est pas seulement "une guerre du droit" dans le sens rhétorique du terme mais bien plus le moment historique d'une persistance du droit international qui confirme le lien paradoxal de celui-ci au concept de guerre qu'il prétend empêcher.

 

  • Jean-Michel GUIEU, « Penser le multilatéralisme en temps de guerre, Henri La Fontaine et sa "Grande Solution ».

Jean-Michel GUIEU est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste de l’histoire de la paix dans la première moitié du XXe siècle, il a notamment publié Gagner la paix 1914-1929 (rééd. Points Histoire, 2018) et co-dirigé l’ouvrage Les Défenseurs de la paix 1899-1917 (Presses universitaires de Rennes, 2018). Il a récemment établi et annoté la version française de La Grande Solution. Magnissima Charta de Henri La Fontaine (Éditions de la Fondation Henri La Fontaine, 2019).

Résumé :Durant les heures tragiques de la Grande Guerre, Henri La Fontaine – qui a fui la Belgique occupée et trouvé refuge dans le Nouveau Monde – réfléchit à « la Grande Solution » qui permettrait de débarrasser l’humanité du fléau de la guerre et de faire triompher le droit et la morale dans les rapports internationaux. Loin d’échafauder un plan idéal de « fédération mondiale », il appelle de ses vœux à la constitution d’une organisation internationale prenant appui sur les conventions déjà signées par les États, notamment lors des conférences de La Haye de 1899 et 1907, en leur adjoignant les organes complémentaires nécessaires. Par sa Magnissima Charta (publiée en 1916), il entend ainsi apporter une contribution décisive au débat sur le futur règlement de la paix et faire entendre vigoureusement la voix des pacifistes.

 

  • Ornella ROVETTA (ULB), docteur en histoire, spécialiste des nouvelles formes de justice (inter)nationale ; enseignante à l’Université Saint-Louis ; co-coordonne, avec P. Lagrou, le projet de recherche « Jus in belgium » (àc)

 

  • Vincent GENIN, « "Où juristes et pacifistes se séparent à propos du ius ad bellum : le projet de Monaco (1934-1938) »

Vincent Genin est docteur en histoire contemporaine. Après avoir consacré sa thèse à la sociohistoire des juristes belges de droit international aux détours des XIXe et XXe siècles, il poursuit ses recherches sur le dialogue intellectuel entre protestantisme et économie politique au XIXe siècle. Chargé de recherches du FWO à la KU Leuven, il est également post-doctorant à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (Paris), section des Sciences religieuses. Il a publié entre autres : Le Laboratoire belge du droit international. Une communauté épistémique et internationale de juristes (1869-1914), Bruxelles, Académie royale de Belgique (coll. "Mémoires"), 2018.

Résumé : Depuis la Charte des Nations Unies de 1945, l'interdiction du « recours à la force » est consacré comme règle de droit international applicable aux Etats. Toutefois, durant l'entre-deux-guerres, surtout de 1933 à 1938, la réhabilitation d'un droit à la guerre, jugée plus pragmatique par certains juristes que sa mise "hors-la-loi" par le Pacte Briand-Kellogg de 1929, connaît quelque succès. En réaction à ce qu'ils estiment être les "failles" des Pactes de la SDN et de Paris, médecins-militaires et juristes, surtout belges et français, en vue d'"humaniser la guerre" pour, selon eux, la rendre plus rare, forment un éphémère courant, oublié et devenu anachronique : le "Mouvement de Monaco".

 

Informations pratiques:

Date: le 25.10.2019

Horaire: 9h15

Lieu: Centre d'Action laïque, salle W. Peers, Université Libre de Bruxelles, Campus de la Plaine, accès 2, 1050 Bruxelles

 

Partenaires:

Organisé par la Fondation Henri La Fontaine, le Centre de Droit international de l'ULB et le Centre d'Action laïque. Avec l'aide du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de Wallonie-Bruxelles international

 

Date: 
25/10/2019
Horaire: 
9h15